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AfroBasket 2021 : Faid Bilal : «Nous avons un problème de sparring-partner» Basketball AlgérieA un peu plus d’un mois du premier tournoi qualificatif pour l’Afrobasket-2021, prévu du 25 au 29 novembre 2020 à Kigali (Rwanda), Faid Bilal, le sélectionneur national de basket-ball,

en dépit de la situation sanitaire mondiale et du retard accusé dans la préparation, ne semble pas désemparé. Faisant abstraction de toutes les difficultés liées notamment aux déplacements, retard dans le début du championnat national, il tente tant bien que mal de mettre sur pied son équipe. Son seul souci, dit-il, l’absence d’adversaires pour des matchs amicaux.

Le Soir d’Algérie : Vous êtes à votre second regroupement depuis septembre en prévision des éliminatoires pour l’Afrobasket-2021, quel est votre premier bilan ?
Faid Bilal :
C’est notre deuxième regroupement. La préparation se passe plutôt bien. Après un premier stage fin septembre qui a été perturbé par la contamination de quatre éléments, nous avons repris avec ce nouveau regroupement, après avoir effectué tous les tests sanitaires. Ce que je peux dire, c’est que le niveau des joueurs n’est pas le même, parce que certains ont rejoint le groupe tardivement, et puis, après une inactivité de près de sept mois, ce n’est pas facile. Ceci dit, nous travaillons de façon à rattraper le temps perdu pour être au point le jour J. Ce qui nous perturbe quelque part, c’est que nous n’avons aucune idée sur la nouvelle saison sportive, quand est-ce qu’elle va commencer ou même le début de la préparation des clubs de la superdivision pour permettre aux internationaux d’avoir au moins quelques matchs dans les jambes, et de disputer quelques rencontres amicales. Nous avions prévu dans un premier temps de jouer contre l’Egypte en amical avant de nous rendre au Rwanda, mais voilà que tout est chamboulé car nous ne savons pas quel est le plan de vol. Moi, je cherche n’importe quelle équipe comme sparring-partner, je suis preneur. Même le GS Pétroliers qui devait reprendre pour préparer la BAL n’a pas trouvé de salle, se contentant de la préparation physique. J’aurai aimé jouer au moins deux rencontres amicales contre les Pétroliers. La dernière solution est d’essayer d’organiser des matchs amicaux avec la sélection militaire, si c’est possible. Bref, voilà où nous en sommes. C’est dire que nous ne préparons au jour le jour.

Quelque part vous êtes dans le flou ?
Honnêtement, avec cette pandémie, on ne peut pas établir un programme bien défini. J’ai des joueurs bloqués à l’étranger qui devaient se préparer avec nous, malheureusement, ils n’ont aucun moyen de nous rejoindre. Pas plus tard que dimanche, j’étais en contact avec Hichem Benayad-Chérif, joueur du GSP bloqué au Canada. Il veut rentrer pour être avec nous. Je lui ai conseillé de s’entraîner en solo et de ne pas s’arrêter le temps que les choses s’amélioreront inch’Allah. Il n’est pas le seul. On tente de faire avec cette pandémie.

Il ne reste que quelques semaines pour le tournoi de Kigali, pensez-vous que notre Cinq national sera prêt ?
Honnêtement, je m’attends à tout. Il nous reste encore 45 jours avant ce tournoi durant lesquels nous allons nous préparer, mais sans être vraiment fixés. Comme je l’ai dit, c’est le flou par rapport à l’organisation avec le plan de vol, le déroulement des matchs amicaux, est-ce qu’on aura les joueurs professionnels avec nous. Rien n’est clair à cet instant, mais on ne baissera pas les bras pour autant. Nous allons poursuivre notre travail et nous espérons que les choses s’amélioreront inch’Allah.

En évoquant les joueurs évoluant en Europe, est-ce qu’ils seront présents à Kigali ?
Moi, j’aurai aimé les avoir avec nous ici pour effectuer tous ensemble la préparation. Ce qui est bien, c’est qu’ils ont repris la préparation et le Championnat. Maintenant, c’est de connaître notre plan de vol parce que jusqu’à présent, rien n’est visible pour nous. J’avais prévu de jouer deux matchs amicaux contre l’Egypte avant de rallier Kigali. Deux rencontres amicales très importantes pour nous et éventuellement une 3e avec une équipe locale, malheureusement, rien n’est confirmé. Pour ces joueurs professionnels, je suis tout le temps en contact avec eux. Ils s’inquiètent de la situation et m’ont affirmé qu’ils veulent réellement être parmi nous. Un point positif, ils sont compétitifs.

Un autre inconvénient, vos adversaires ont déjà repris les compétitions locales, mais pas chez nous…
On fait avec, parce que honnêtement, nous n’avons pas d’autres choix.

L’Algérie est versée dans le groupe D avec le Rwanda, le Mali et le Nigeria, que tout le monde qualifie de groupe difficile, mais s’étonne de la présence du Rwanda, pays hôte de l’Afrobasket-2021, qui devait être qualifié d’office…
Je n’ai jamais connu cette situation ; un pays organisateur qui prend part aux éliminatoires. Peut-être que c’est une nouveauté pour cette décision de 2021. J’ai soulevé ce problème avec la Fédération algérienne de basket-ball qui a, à son tour, adressé un courrier à la Fiba. J’espère simplement qu’il n’y aura pas de combine. Sur les quatre sélections, trois seront qualifiées. Il aurait été logique que les points du Rwanda ne soient pas pris en considération avec la qualification des trois autres équipes, mais bon.

Est-ce que vous auriez aimé que ce tournoi soit décalé pour le mois de févier 2021 ?
C’est ce que la FABB a proposé à la Fiba, malheureusement, le tournoi est maintenu pour la fin novembre. Cela aurait été bien de jumeler les deux tournois. Cela nous aurait évité deux déplacements en cette pandémie. La Fiba a ses raisons, et on doit faire avec.

Est-ce que vous êtes optimiste ?
Ce n’est pas une question d’optimisme. On en reparlera d’ici quelques jours, soit à deux semaines du tournoi, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Etes-vous abattu moralement ?
Non, pas du tout. Nous sommes concentrés sur le travail et chacun fait de son mieux. Certes, la situation pandémique a tout chamboulé, mais nous poursuivons notre préparation.

 

A un peu plus d’un mois du premier tournoi qualificatif pour l’Afrobasket-2021, prévu du 25 au 29 novembre 2020 à Kigali (Rwanda), Faid Bilal, le sélectionneur national de basket-ball, en dépit de la situation sanitaire mondiale et du retard accusé dans la préparation, ne semble pas désemparé. Faisant abstraction de toutes les difficultés liées notamment aux déplacements, retard dans le début du championnat national, il tente tant bien que mal de mettre sur pied son équipe. Son seul souci, dit-il, l’absence d’adversaires pour des matchs amicaux.

Le Soir d’Algérie : Vous êtes à votre second regroupement depuis septembre en prévision des éliminatoires pour l’Afrobasket-2021, quel est votre premier bilan ?
Faid Bilal :
C’est notre deuxième regroupement. La préparation se passe plutôt bien. Après un premier stage fin septembre qui a été perturbé par la contamination de quatre éléments, nous avons repris avec ce nouveau regroupement, après avoir effectué tous les tests sanitaires. Ce que je peux dire, c’est que le niveau des joueurs n’est pas le même, parce que certains ont rejoint le groupe tardivement, et puis, après une inactivité de près de sept mois, ce n’est pas facile. Ceci dit, nous travaillons de façon à rattraper le temps perdu pour être au point le jour J. Ce qui nous perturbe quelque part, c’est que nous n’avons aucune idée sur la nouvelle saison sportive, quand est-ce qu’elle va commencer ou même le début de la préparation des clubs de la superdivision pour permettre aux internationaux d’avoir au moins quelques matchs dans les jambes, et de disputer quelques rencontres amicales. Nous avions prévu dans un premier temps de jouer contre l’Egypte en amical avant de nous rendre au Rwanda, mais voilà que tout est chamboulé car nous ne savons pas quel est le plan de vol. Moi, je cherche n’importe quelle équipe comme sparring-partner, je suis preneur. Même le GS Pétroliers qui devait reprendre pour préparer la BAL n’a pas trouvé de salle, se contentant de la préparation physique. J’aurai aimé jouer au moins deux rencontres amicales contre les Pétroliers. La dernière solution est d’essayer d’organiser des matchs amicaux avec la sélection militaire, si c’est possible. Bref, voilà où nous en sommes. C’est dire que nous ne préparons au jour le jour.

Quelque part vous êtes dans le flou ?
Honnêtement, avec cette pandémie, on ne peut pas établir un programme bien défini. J’ai des joueurs bloqués à l’étranger qui devaient se préparer avec nous, malheureusement, ils n’ont aucun moyen de nous rejoindre. Pas plus tard que dimanche, j’étais en contact avec Hichem Benayad-Chérif, joueur du GSP bloqué au Canada. Il veut rentrer pour être avec nous. Je lui ai conseillé de s’entraîner en solo et de ne pas s’arrêter le temps que les choses s’amélioreront inch’Allah. Il n’est pas le seul. On tente de faire avec cette pandémie.

Il ne reste que quelques semaines pour le tournoi de Kigali, pensez-vous que notre Cinq national sera prêt ?
Honnêtement, je m’attends à tout. Il nous reste encore 45 jours avant ce tournoi durant lesquels nous allons nous préparer, mais sans être vraiment fixés. Comme je l’ai dit, c’est le flou par rapport à l’organisation avec le plan de vol, le déroulement des matchs amicaux, est-ce qu’on aura les joueurs professionnels avec nous. Rien n’est clair à cet instant, mais on ne baissera pas les bras pour autant. Nous allons poursuivre notre travail et nous espérons que les choses s’amélioreront inch’Allah.

En évoquant les joueurs évoluant en Europe, est-ce qu’ils seront présents à Kigali ?
Moi, j’aurai aimé les avoir avec nous ici pour effectuer tous ensemble la préparation. Ce qui est bien, c’est qu’ils ont repris la préparation et le Championnat. Maintenant, c’est de connaître notre plan de vol parce que jusqu’à présent, rien n’est visible pour nous. J’avais prévu de jouer deux matchs amicaux contre l’Egypte avant de rallier Kigali. Deux rencontres amicales très importantes pour nous et éventuellement une 3e avec une équipe locale, malheureusement, rien n’est confirmé. Pour ces joueurs professionnels, je suis tout le temps en contact avec eux. Ils s’inquiètent de la situation et m’ont affirmé qu’ils veulent réellement être parmi nous. Un point positif, ils sont compétitifs.

Un autre inconvénient, vos adversaires ont déjà repris les compétitions locales, mais pas chez nous…
On fait avec, parce que honnêtement, nous n’avons pas d’autres choix.

L’Algérie est versée dans le groupe D avec le Rwanda, le Mali et le Nigeria, que tout le monde qualifie de groupe difficile, mais s’étonne de la présence du Rwanda, pays hôte de l’Afrobasket-2021, qui devait être qualifié d’office…
Je n’ai jamais connu cette situation ; un pays organisateur qui prend part aux éliminatoires. Peut-être que c’est une nouveauté pour cette décision de 2021. J’ai soulevé ce problème avec la Fédération algérienne de basket-ball qui a, à son tour, adressé un courrier à la Fiba. J’espère simplement qu’il n’y aura pas de combine. Sur les quatre sélections, trois seront qualifiées. Il aurait été logique que les points du Rwanda ne soient pas pris en considération avec la qualification des trois autres équipes, mais bon.

Est-ce que vous auriez aimé que ce tournoi soit décalé pour le mois de févier 2021 ?
C’est ce que la FABB a proposé à la Fiba, malheureusement, le tournoi est maintenu pour la fin novembre. Cela aurait été bien de jumeler les deux tournois. Cela nous aurait évité deux déplacements en cette pandémie. La Fiba a ses raisons, et on doit faire avec.

Est-ce que vous êtes optimiste ?
Ce n’est pas une question d’optimisme. On en reparlera d’ici quelques jours, soit à deux semaines du tournoi, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

Etes-vous abattu moralement ?
Non, pas du tout. Nous sommes concentrés sur le travail et chacun fait de son mieux. Certes, la situation pandémique a tout chamboulé, mais nous poursuivons notre préparation.

Le Soir d'Algérie

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