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Mehdi Cheriet Basketball AlgérieMehdi Cheriet, 32 ans et 2.04m, qui évolue au poste d'ailier fort, a porté les couleurs de la sélection nationale depuis 2013 avant de participer, en juin dernier, au basket 3X3 aux premiers Jeux africains de plage au Cap-Vert où il a décroché la médaille d’argent devant le Mali.

Evoluant au sein de l’équipe de Stade olympique maritime boulonnais (SOMB) de la NM1 du championnat de France et ayant déjà porté les couleurs du GS Pétroliers, Cheriet, l’un des initiateurs du camp d’entraînement «Bucket and a Dream» ; un programme d’entraînement destiné aux jeunes basketteurs avec à la clé des bourses aux Etats-Unis, se dit tenté par une nouvelle expérience en Algérie s’il est sollicité par les clubs de la Division nationale 1.
Pouvez-vous nous parler du programme d’entraînement Bucket and a Dream que vous avez initié avec Mounir Benzegala et Hichem Benayad-Cherif ?
Effectivement Hichem, Mounir et moi-même, quand nous étions en équipe nationale  - chacun de nous vient d’un autre pays : moi de France, Mounir des USA et Hichem du Canada ; donc à chaque fois que nous étions en équipe nationale, on rencontrait des jeunes et on assistait aux matchs des jeunes catégories. On avait remarqué qu’il y avait beaucoup de talents incroyables. Des talents inexploités et que personne ne prenait en charge et ne connaissait. Nous avions alors décidé de les aider et les faire connaître. Grâce à nos contacts respectifs, nous avions décidé de les faire connaître au monde. En fait, Bucket and a Dream est un programme d’entraînement destiné aux jeunes basketteurs algériens qui a commencé l’année dernière avec l’organisation de la première édition durant l’été 2018 avec un camp national à l’issue duquel nous avions réussi à envoyer dix basketteurs algériens aux Etats-Unis qui ont bénéficié de bourses pour leurs études. Cette année, nous avons généralisé cette idée des camps d’entraînement, dans toute l’Algérie. Nous avons fait quatre camps régionaux à Ouargla, Oran, Batna et Alger avant la grande finale nationale probablement dans deux mois afin de repérer les talents sur tout le territoire algérien. Nous allons essayer dans le futur d’agrandir davantage notre initiative, d’aller plus au sud du pays et dans d’autres régions, notamment celles délaissées. Nous essayons de donner la chance à un maximum de jeunes basketteurs algériens.
Dix jeunes Algériens ont gagné des bourses aux USA à l’issue de la première édition, quelles sont les premières conclusions, une année après ?
Le premier bilan est bon. Parmi ces joueurs, nous avons Abderahmane Alliouf qui joue actuellement à Arizona College, et qui a été le 3e meilleur contreur de tous les juniors contreurs aux USA. C’est une grande satisfaction et un grand succès du programme Bucket and a Dream. Son entraîneur m’a d’ailleurs appelé pour me demander de lui dénicher un autre joueur comme lui. C’est dire que nous sommes en train de créer une envie chez ces coachs pour s’intéresser aux jeunes Algériens. Ensuite, nous avons à Dallas un autre joueur. Certes, les autres mettent du temps pour s’adapter à la rigueur du jeu américain, mais j’ai fait un bilan avec Mounir (Benzegala) qui les suit aux USA qui me dit que les joueurs sont productifs et sont dans le bain. Ils sont au niveau surtout. L’adaptation a pris un an, mais c’est bon. Tous, pratiquement, commencent à s’y adapter hormis un ou deux qui ont connu des blessures.
Vous avez comme partenaire l’ambassade des USA en Algérie, est-ce que vous comptez élargir ce programme pour l’Europe, à l’avenir ?
Tout à fait, nous avons pensé à cette éventualité. En fait, ce qui nous manque actuellement, c’est le temps. Nous avons, chacun de nous, notre propre carrière. Hichem (Benayad-Cherif) poursuit encore sa carrière de joueur au GS Pétroliers, ici en Algérie, Mounir (Benzegala) est devenu entraîneur aux USA ; et moi-même en tant que joueur professionnel en France. Les autres encadreurs qui sont avec, nous durant le camp, ont également chacun sa carrière dont des profs d’université, d’autres encore des joueurs, chacun son travail. C’est juste un problème de temps, mais, petit à petit, nous allons mettre tout cela en place. Ce sera très intéressant de faire ce partenariat avec d’autres pays.
Une question sur votre carrière. Vous avez connu une carrière universitaire aux Etats-Unis et vous avez joué en Pro B et une en Pro A en France et votre dernière équipe est SOM Boulogne, en Normandie, où vous avez disputé les demi-finales du play-off. Quel est votre avenir et quels conseils pouvez-vous donner à tous ces jeunes que vous encadrez durant ces camps d’entraînement ?
Un conseil, c’est d’abord leur dire que le basket n’est pas une fin en soi. C’est Lebron James qui l’a dit quand j’étais encore jeune et cela m’a tout de suite marqué. C'est-à-dire, le basket-ball, c’est très bien, mais si c’est tout, c’est dommage. Moi-même j’ai réussi avec le basket. D’abord, je suis parti aux USA pour avoir un diplôme universitaire, je suis aussi biologiste et j’ai appris l’anglais grâce au basket. Cette discipline m’a permis aujourd’hui de revenir en Algérie et donner l’opportunité à d’autres jeunes joueurs. Je leur dis : utiliser le basket et vos talents pour aller plus haut, pour vous permettre de réaliser vos rêves. Quant à ma carrière, je sors d’une très belle saison avec Boulogne (SOMB) où nous avons été sortis en demi-finale des play-offs et raté la montée. Oui, à 32 ans, j’essaie de poursuivre ma carrière. Je suis actuellement sans contrat, donc je ne sais pas où je vais jouer la saison prochaine. Je suis à l’écoute des clubs.
Vous êtes tenté par une nouvelle expérience en Algérie puisque vous avez déjà joué sous les couleurs du GSP ?
Pourquoi pas, je suis ouvert à toutes les propositions.
Vous avez été récemment médaillé d’argent du basket 3X3 aux Jeux africains de plage au Cap-Vert…
Avec Nadyr Labouize, Kamel Ammour, Touhami Ghezzou et moi-même, nous avons terminé à la seconde place des Jeux africains de plage. C’était une belle expérience. Nous aurions pu terminer champions d’Afrique, mais nous sommes vice-champions. C’est une grande première pour l’Algérie. C’est formidable !

Le Soir d'Algérie

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