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Le constat du nouveau sélectionneur du Cinq national Basketball AlgérieAnnoncé comme nouvel entraîneur de la sélection nationale de basket-ball, Bilal Faïd, encore sous contrat d’une année avec l’équipe marocaine de Tanger, explique qu’il n’a encore rien conclu avec le président de la Fédération algérienne de basket-ball (FABB).

Pour l’ancien joueur international et ex-entraîneur du GSP et des Verts, entre autres, «la situation du basket-ball national semble stagner là où elle était. On a l’impression que rien n’a évolué depuis», nous dira Faïd qui affirme qu’en dépit de cette situation, il a pris le soin de prospecter, mais est vite retombé dans ses incertitudes. Connu pour son franc-parler, Faïd refuse de faire dans le bricolage. «J’arrive, je découvre que le championnat est à l’arrêt depuis pratiquement trois mois, des équipes qui sont déjà en congé. Une situation qui n’encourage personne», tel est le premier constat de celui qui affirme vouloir travailler chez lui, en Algérie, mais à long terme pour tenter de relancer la discipline au niveau de la sélection nationale, «mais pas dans n’importe quelles conditions».
Les exigences de Bilal Faïd pour driver le Cinq national ne sont pas seulement financières, puisqu’il explique qu’il réussit bien sa vie là où il est, mais demande de la considération et des conditions de travail dignes d’une sélection à l’image de ce qui se passe chez nos voisins. «C’est un grand chantier qui nous attend, si les pourparlers aboutissent bien sûr. Les prochaines échéances sont pratiquement à quelques semaines avec la nouvelle compétition africaine, l’AfroCAN 2019 réservée aux joueurs évoluant en Afrique avec la possibilité d’utiliser deux éléments hors Afrique. Avec un championnat national à l’arrêt, et qui reprend avec quatre équipes, je ne pense pas pouvoir faire grand-chose dans l’immédiat.
Ce n’est pas dans l’intérêt du basket-ball national en tous les cas. L’Algérie a du potentiel, mais il faudra bien le travailler. Je donne l’exemple des jeunes joueurs qui sont aux Etats-Unis avec lesquels je suis en contact, notamment avec leur entraîneur, ou encore des jeunes Algériens qui sont en Europe notamment en France qui peuvent apporter un plus à la sélection, mais cela ne pourrait se réaliser sans un cadre bien défini au préalable.
Je ne refuserai pas de travailler parce que j’ai peur des défis, non. Je suis un homme de terrain qui aime les défis, mais je voudrais travailler à long terme, avec comme objectif de bâtir une sélection sur de très bonnes assises. Et pour y arriver, chacun doit y mettre du sien (…) L’idéal aujourd’hui est de bâtir une sélection jeune qui sera encadrée par des joueurs d’expérience à l’image de Harat par exemple. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs, et aller trop vite en besogne». L’ancien coach du MAS de Fès et qui a connu des expériences au Qatar et aux Emirats arabes unis, réaffirme qu’il n’a jamais refusé et ne refusera jamais la sélection nationale, mais «pas dans n’importe quelles conditions», insiste-t-il.
En fait, on comprend dans la déclaration de Bilal Faïd, qui défend tous les entraîneurs nationaux locaux, qu’il est temps que les différentes fédérations sportives donnent de la considération, la vraie, à ces techniciens qui sont souvent victimes des négligences parce qu’ils sont algériens. En fait, d’aucuns affirment que les entraîneurs nationaux algériens, en général, ne sont pas souvent considérés à leur juste valeur sur le plan financier comparativement aux étrangers, Pour Faïd, ils sont nombreux les entraîneurs algériens à faire le bonheur des autres équipes à l’étranger, mais mal appréciés chez eux. A bon entendeur !

 

Le Soir d'Algérie

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